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Prendre du recul – 4 étapes éprouvées pour reprendre les commandes


"Ça devient n’importe quoi !Je saute de Zoom en Teams dès 8h le matin et ça ne s’arrête que 12 heures plus tard!" Ces mots sont ceux de Christine avec qui je discutais– par téléphone pour son grand bonheur – il y a quelques jours. Quel est le sens de tout ça? Est-ce que l’on a vraiment besoin de tous ces meetings? Est-ce qu’on avance vraiment? Le questionnement n’est pas nouveau mais il s’est intensifié avec l’avènement des joies du télétravail en cette année 2020. Un brin d’ironie derrière ces joies : si le télétravail peut avoir toute une série d’avantages (du temps gagné en trajet tous les jours, la possibilité de combiner 2-3 tâches « maison », etc.), il est potentiellement un immense piège (est-ce qu’on voit mon travail? Pas trajet, plus de temps pour… bosser, etc.)


Que faut-il en penser? Pas grand-chose de toute façon après ce qui se rapproche d’une journée dans un tambour de machine à laver! Difficile de se lancer dans une grande remise en question en pareilles circonstances. Et pourtant, il faudra bien passer par cette étape si vous voulez gagner ne serait-ce que quelques précieuses heures pour vous dans votre marathon hebdomadaire! Alors comment on s’y prend? Voici 3 étapes et techniques pour vous aider à prendre du recul.


Prendre du recul, c’est se recentrer


Pour prendre du recul, il va s’agir de revenir dans l’ici et le maintenant. Oubliez la séance de jeudi prochain ou encore le coup tordu de Jeanne sur le projet la semaine dernière! Il n’y a qu’ici et maintenant que vous pouvez changer quelque chose à votre sort de travailleur stressé. Ici et maintenant c’est dans le corps! C’est vous souvenir qu’il y a au-dessous de votre tête un corps qui respire, bouge et gère votre énergie!





Pour calmer la tête, une technique simple peut aider: assis·e, posez vos mains l’une sur l’autre sur votre bureau et posez votre front au-dessus. Ajustez ce qu’il faut pour que cela soit confortable et fermez les yeux. Là, respirez lentement et profondément. Allongez l’expiration, ce qui a pour effet d’activer la réponse calmante au niveau du système nerveux. 3-5 minutes (mettez un timer si le temps vous angoisse) en gardant votre attention sur votre respiration. A chaque vagabondage mental repéré, retour sur la respiration, sur la sensation du souffle de vos narines à vos poumons, sur la température, sur les odeurs, etc. Devenez l’observateur attentif de votre respiration.





Il y a bien sûr d’autres approches: prenez l’air régulièrement et par tous les temps. Le contact avec la nature sera aussi utile pour retrouver pied dans le présent. Vous pouvez également respirez l’huile essentielle de citron (citrus limonum / attention, ne pas en mettre sur la peau -> diffuseur, flacon ou sur un mouchoir). Il permet à revenir dans le présent, stimule la concentration et la pensée analytique et aide à réagir de manière rationnelle et pragmatique en cas de chaos émotionnel.


Prendre du recul, c’est se poser les bonnes questions


Une fois le mental plus calme, il s’agira de se poser les bonnes questions. Celles qui portent et non celles qui vous enterrent. Oubliez le "pourquoi moi?" et passons tout de suite à "qu’est-ce qui amène un tel flux de séances?". Un gros projet en phase finale? La culture historique de l’entreprise? Mon incapacité à dire "non" à certaines invitations? Ma peur de ne pas faire comme les autres? Parce que "busy is the new cool"?


Une fois l’analyse faite, demandez-vous ce qui est important pour vous dans tout cela? Et là, rentrez dans un questionnement systématique de vos réponses : cette promotion que vous voulez, en quoi est-elle importante pour vous? Et voyez à quoi se raccrochent ainsi vos efforts.


Prendre du recul, c’est poser les bases de l’action


Si en fin de compte la motivation tient la route à vos yeux, gardez cette finalité à l’esprit. Elle vous portera et vous orientera. Elle peut guider vos choix également: "Paul, malheureusement je ne serai pas là au brainstorming d’idées pour les cadeaux clients de fin d'année". Se souvenir de vos priorités aura pour effet de vous remettre aux commandes des opérations et vous aidera à ne pas accepter toutes les sollicitations. Une telle réflexion pourrait également vous amener à confronter votre responsable: sur les 7 chantiers que tu m’as confiés, quel sont les 2-3 priorités ? Tenez bon : à la réponse "tous", soulignez qu’aucun n’aura probablement la qualité attendue ou qu'on ne tiendra pas les délais.


Si le sens de cette frénésie vient à vous échappe alors que faire? Rentrez dans une approche de laboratoire: que pouvez-vous tirer de cette expérience? Que pouvez-vous ajuster pour gagner en confort? Pouvez-vous développer votre capacité à dire non? A déléguer ? A exprimer clairement où son vos priorités? Il ne s’agit pas de vous enfermer pour toujours dans un poste qui ne vous satisfait plus mais de profiter de ce que celui que vous occupez a encore à vous amener !


Reprenez les commandes


Vous l’aurez compris, il ne s’agit pas de dire si enchaîner les meetings est bien ou mal. Il s’agit davantage de prendre conscience de ce qui se passe et du sens que ce rythme a pour vous. Parfois, renouer avec votre motivation sera suffisant. Parfois, vous ferez le constat que la motivation n’est pas là et que c’est bien cela qui draine complètement votre énergie, peut-être même plus que le temps passé derrière cet écran.


Car la vie dans les organisations aujourd’hui nous amène à de multiples sollicitations et, pour toutes sortes de raisons, peut faire de nous des acteurs passifs d’une grosse machine. Vous avez la capacité de réfléchir et c’est d’ailleurs pour cela qu’on vous emploie. Réfléchir au meilleur usage de votre temps est non seulement un vecteur de performance individuelle, mais aussi d’une forme d’équilibre personnel. Gageons qu’en ces temps perturbés, ces qualités-là sont également précieuses pour les entreprises pour lesquelles vous œuvrez.


En bref,


Lorsque l'on manque de recul, il s'agira donc de commencer par se recentrer. De là, se poser les bonnes questions puis, fort·e de vos constats, poser les bases de l'action. Après cela, il ne vous restera plus qu'à véritablement reprendre les commandes et mettre en oeuvre les actions qui s'imposent.


Comme toujours, pas de recette magique mais des choses à tester. Dites-nous ce qui marche pour vous sur ce sujet et là où vous voyez encore des limites. Faites-nous part aussi de vos retours d’expériences sur ces techniques!


Je me réjouis d’échanger!







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