top of page

Ce qui fait du leadership un vrai fardeau, et comment enfin vraiment l'apprécier

Vous savez ce sentiment tout bizare qui accompagne une promotion ou un nouveau poste? Cette petite joie éphémère de l'ego combinée à une anxiété naissante: le "Vais-je y arriver?"


Le truc c'est que dans un nouveau poste vous avez tellement à faire: vous devez apprendre vite, faire une différence rapidment, motiver votre équipe et convertir les résistants. Vous devez également satisfaire l'enthousiasme (pour ne pas dire la pression) de votre boss, qui lance constamment de nouveaux projets, et vendre votre plan à chaque partie prenante clé, en convaincant et en poussant avec tact.


Ajoutez à cela l'incertitude dans laquelle nous baignons, l'ambiguïté récurrente, les injonctions contradictoires (changer mais pas trop), et la volatilité de la situation, et vous avez tous les ingrédients pour développer une jolie petite anxiété ou, à tout le moins, un bon stress. Et votre job de rêve s'est bientôt converti en fardeau, n'est-ce pas?


Laissez-moi challenger cette idée: ce ne sont pas là les causes profondes de votre sensation de fardeau. Lisez ce post et développez une vision plus nuancée, et surtout découvrez comment vous défaire du vrai fardeau.


 Conversation entre managers - doutes et hésitations
Le fardeau du leadership est une affaire de doutes. Quels sont les vôtres? Credit: Canva

La différence entre le fardeau de la surcharge et le fardeau du débordement


Ce qui précède crée avant tout votre charge de travail: apprendre, livrer des projets, préparer des présentations, changer de scénarios, gérer des personnes, etc. Si vous avez un problème de charge de travail et êtes assez assertif·ve, vous prioriserez et pousserez votre hiérarchie à prendre des décisions.


Le vrai fardeau vient lorsque vous manquez de cette affirmation et sentez que, de toute façon, vous devez constamment prouver votre valeur. C'est quand la surcharge est amplifiée par un sentiment d'accablement.


  • C'est la peur de prendre une décision

  • Le doute sur la réaction de John

  • L'évitement d'une conversation difficile

  • La sur-préparation pour une présentation

  • Les hésitations devant votre patron

  • L'anxiété de parler en public.


Ces sentiments paralysants s'ajoutent à la charge de travail, vous ralentissent et drainent votre énergie. Vous n'êtes pas seulement en surcharge mais débordé·e.


"En surcharge, vous empilez les tâches. En débordement, vous empilez en plus les pensées en tout genres" résume très bien le coach Michael Neill.


Aux racines du fardeau du leadership


Si vous ressentez le fardeau de l'accablement, vous êtes très probablement familier·ière de cette petite voix en arrière-plan qui vous dit:

  • Suis-je apprécié·e?

  • Est-ce sûr d'agir de cette manière?

  • Suis-je à la hauteur?

Ce doute de fond vous rend hésitant·e, craintif·ive, trop prudent·e, et/ou vous fait procrastiner. Cette petite voix vous empêche même de gérer votre charge de travail: je ne peux pas dire que j'ai trop: on va se dire que je ne suis pas à la hauteur!


Le vrai problème c'est que vous doutez de vous.


La conséquence du doute de soi sur votre leadership


Donc, de l'extérieur, vous semblez sûr·e de vous et enthousiaste - même si quelque peu tendu·e. Mais Dieu merci, personne ne sait ce qui se passe à l'intérieur, n'est-ce pas? Vous dissimulez ce que vous ne voulez pas que les autres voient, mais cela vous empêche d'être vous-même et vous coûte de l'énergie supplémentaire.


"Les leaders ont souvent l'impression qu'ils doivent projeter une image de force et de confiance, ce qui peut être en contradiction avec leurs sentiments de vulnérabilité et leur besoin de chercher du soutien et des conseils auprès d'autres," comme Forbes nous l'a rappelé dans un article l'année dernière.


Ce doute de soi sous-jacent fait du leadership un fardeau car nombre des activités qui s'y rapporten sont confrontantes (ex. l'art du feedback, la gestion de conflits, la gestion des résistances). Pire, il vous fait paraître inauthentique lorsque vous cachez tant!


Oh, et pour être clair, cette petite voix n'est pas votre âme/votre Higher Self qui vous parle. Je vous garantis que cela sonne différemment...


Les différents types de doute et comment les gérer


Il y a donc plusieurs types de doutes qu'il s'agira d'aborder de différentes manières:


Il y a tout d'abord ceux liés à l'ambiguïté, l'incertitude et la volatilité qui sont là pour rester. Elles vous font douter de la situation, et c'est un doute sain. La capacité de vivre dans l'entre-deux, l'inconnu et de remettre en question est une compétence clé de nos jours. Ces doutes-là stimulent votre agilité.


Ensuite, il y a des doutes sur vos idées et opinions. Vous vous sentez confiant·e dans certains domaines, moins dans d'autres. Cela est lié à votre expertise, que vous pouvez travailler et élargir. C'est dans ce genre de situations que l'on fait appel à d'autres spécialistes pour compléter sa vue de la situation. C'est là que vous activerez l'intelligence collective


Le doute qui tue c'est le doute sur vous-même: "Suis-je à la hauteur, voire quelqu'un de bien ?" C'est le doute qui vous prend et remet en question votre valeur. C'est le "Qui penses-tu être?" ou le "Ils vont voir que je suis un·e imposteur."


Ce doute est une pensée qui crée une émotion négative qui conditionne vos actions. Il conditionnera également chaque réaction: le feedback pris personnellement ou l'opinion différente vue comme une désapprobation de qui vous êtes, par exemple.


Là réside le véritable fardeau. Dans sa forme la plus articulée au travail, il s'agit du syndrome de l'imposteur. Le pire, c'est qu'il vous empêche de gérer adéquatement les deux autres types de doutes!


Vous pouvez vous débarrasser du doute de soi et booster votre leadership


Imaginez un instant une vie de calme intérieur, un sens inébranlable de votre valeur pour faire face à votre quotidien, et la capacité de voir que ce qui se passe autour de vous ne concerne pas vous, mais bien vos interlocuteurs. À partir de cette assise, vous avez alors une chance de relever tous les défis du leadereship. Ceux relatifs aux affaires comme ceux relatifs aux personnes.


Ces doutes ont été créés dans votre esprit. Si vous les avez créé, vous pouvez les changer et même les éliminer. C'est un travail qui en vaut la peine car cette assise c'est


  • votre assertivité pour negocier les attentes et les objectifs

  • votre capacité à comprendre ce qui se cache derrière la résistance d'un membre de l'équipe

  • votre capacité à adapter votre stratégie ou l'aisance de dire que vous avez fait une erreur.


Si c'est votre fardeau, vous pouvez l'éliminer en travaillant sur vous-même. Si vous êtes curieux·se, regardez ma masterclass sur comment éliminer les symptômes liés au syndrome de l'imposteur en 3 mois ou moins. Cliquez sur le lien ci-dessous pour un accès immédiat!




En bref,


Les doutes qui accompagnent le leadership/le management sont sains tant qu'ils concernent la situation, les idées, les aspects techniques, etc. Ils deviennent toxiques au moment où ils vous concernent en tant que personne. Cela peut rendre le leadership vraiment pesant et vous plonger dans la surcharge de travail et l'accablement. Alors, commencez à discriminer, prenez conscience et affinez votre compréhension de votre situation.


Cultivez des doutes sains, qui sont si nécessaires dans le monde des affaires d'aujourd'hui. Travaillez sur votre doute de soi, qui réduit votre performance et fait de ce qui devrait être une aventure de développement un fardeau.


Cela peut changer. J'ai changé. Mes client·es ont changé. Découvrez comment dans ma masterclass en libre accès.


Votre sentiment de liberté et de légèreté est plus proche que vous ne le pensez... Et le plaisir dans votre rôle de leader aussi!


Comments


bottom of page