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3 leviers redoutables pour poser (enfin) vos limites avec élégance, professionnalisme et efficacité

J’appelle cela le "Syndrome du temps élastique".


Illustration. Doté d’une incroyable capacité d’oubli (des 25 chantiers déjà en cours) et d’un enthousiasme débordant (pour les 25 autres à suivre), votre boss vous lance: on doit lancer ce nouveau projet! Avant d’ajouter: on pourrait vite pousser cette petite initiative aussi…par la même occasion! Pas impossible que cela se termine par un "Je compte sur toi pour gérer les priorités"… Sachant que tout est important et tout est pour hier.


Vous? Vous avez déjà pali trois fois. Vous esquissez un sourire crispé – attention, on pourrait vous reprocher votre manque d’enthousiasme! Réaliste au possible, vous savez que le temps n’est pas élastique…Mais aller le lui dire est une autre affaire, n’est-ce pas?


Pire! Parfois le Syndrome est contagieux et vous cédez alors aux sirènes de l'optimisme et vous fantasmez un "ça va le faire"! Au risque de dépasser toutes les limites.


Si cela résonne, sachez que vous n'êtes pas seul·e, parole de consultante! Cette illusion que le temps (votre temps) peut se dilater à l'envi est un syndrome répandu dont semble souffrir passablement de dirigeant·e·s, pris eux-même par la pression. Si vous arborez un sourire crispé, ce post est pour vous. Sachez qu'il est possible de sortir de cette impasse, sans même avoir à dire non à votre chef·fe! Si si, c'est possible! Voici comment.


Les pièges qui vous guettent


Face au stress de la surcharge, le courant de la santé en entreprise a tendance à vous inviter à chercher de la ressource sous forme de relaxation, d’un peu de sport ou du soutien d’un proche. Si elle reste bienvenue, la pharmacopée classique est inutile face au Syndrome du temps élastique.



2 hommes en négociation - focus sur la gestuelles et les mains
L'art subtil et si important de mettre des limites - Crédit: Adobe Stock

Une autre approche, souvent suggérée et plus directe, pourrait consister à évoquer votre fatigue et votre besoin d’équilibre à votre chef. Si prendre soin de vous est absolument central, j’émets l’hypothèse que cela n'intéresse le plus souvent pas du tout votre boss. "Prioritize yourself" n’est pas exactement ce qu'elle veut entendre… Peu réjouissant? Certes. J'y vois surtout les règles du jeu.


On devine alors que lever le drapeau blanc sera une stratégie tout aussi inefficace face au problème qui nous occupe. Voyons pourquoi.


Parlez le langage de l’entreprise


Le langage de l’entreprise est le langage des chiffres (cf. Les 5 secrets du plaisir et du succès au travail). Face au Syndrome du temps élastique, vous devez miser sur le rationnel, l’impersonnel et, passez-moi l'expression, sortir l’artillerie lourde.


Votre plus grand défi, alors que vous êtes assomé·e par la charge voire l’impossibilité de tout mener de front est de prendre du recul. Tout ce qui n’est pas chiffré n’existe pas. Il va donc s’agir de mesurer. Avec précision.


Face au syndrome du temps élastique, vous devez miser sur le rationnel, l’impersonnel et, passez-moi l'expression, sortir l’artillerie lourde.

Je me souviens d’un CEO qui avais mis toute mon équipe sous une pression monstre pour un délai fou. J’ai été tentée de dire "c’est impossible". J’ai fini par dire "c’est possible si… ". On a sorti Excel, des estimations aussi précises que possible en jours/hommes, la cartographie des interdépendances et j'ai négocié 3 ETP supplémentaires sur 18 mois, en 15 minutes. La démonstration était limpide. J’étais dans mes petits souliers à l’intérieur, soyons clairs. Mais mon aplomb et mes chiffres ont fait mouche.


Dépassez une vieille peur


Je ne vous apprends rien de neuf en vous disant qu’il faut planifier et prioriser. Alors pourquoi est-ce que c’est si difficile? Le vrai problème c’est que chacun craint que l'on pense qu’il n’est pas à la hauteur en ne faisant pas tout de front. C’est le nœud du problème! Est-ce que je fais assez? Est-ce que je suis assez?


Je me permets le recadrage. Vous avez vraiment l'impression d'"être à la hauteur" à 60 heures par semaine, la tête dans le guidon, tout·e lessivé·e? C’est précisément en mettant des limites que vous allez faire votre job! Le vôtre, tout en protégeant votre équipe et en la mettant, elle aussi, dans les meilleures conditions pour faire le sien. Ce changement de perspective est central! C'est toute votre assertivité qui en dépend.


Votre job est, en réalité, de rentrer en négociation, avec subtilité, car le temps est tout sauf élastique.


La réponse élégante et efficace face au syndrome du temps élastique


Pour contrer un syndrome du temps élastique avec élégance et efficacité il faut donc sortir de l’émotionnel. L'émotionnel de la situation (je vais jamais y arriver!) et celui relatif à vos propres doutes (si j'étais vraiment à la hauteur j'y arriverais). Ensuite, pour rentrer en négociation, il vous faut surtout des options solides et des arguments à proposer pour que votre boss puisse décider (soignez son besoin de contrôle).


Élaborez toujours entre 2-3 options, afin de ne jamais devoir dire non. Comment? Grâce à ces trois leviers, véritable machine à solutions, vous pourrez développer 2-3 variantes en quelques minutes (connectez-vous si vous êtes membres ou devenez-le en cliquant sur le bouton ci-dessous!). Ces trois leviers sont au coeur des théories de gestion de projets. Mais je constate qu'il font des miracles à l'échelle individuelle. Prenez tant en considération les besoins de votre boss que les vôtres et revenez avec les fameuses solutions "win-win".



Bien sûr, vos options seront en liens avec vos objectifs: il faut savoir parfois faire l’effort qu’un poste requiert. Ceci dit, la perspective change quand l’effort devient conscient et librement choisi, non?


En bref,


Ne vous laissez pas ébranler par le Syndrome du temps élastique de votre boss. Prenez les choses en main et développez des solutions chiffrées et rationnelles "gagnant-gagnant". Pour ce faire, les 3 leviers de solutions ci-dessous vous seront des plus utiles!


Equipé·e de ce nouvel outil, imaginez tout d’abord votre sourire détendu lorsque votre boss vous abordera avec une nouvelle idée brillante.


Imaginez ensuite comment vous allez calmement lui dire oui, en ajoutant que vous revenez avec plaisir lui dire comment vous comptez mettre tout cela en place.


Réjouissez-vous, enfin, de ce sentiment si agréable de ne plus subir votre semaine et d’avoir repris le pouvoir sur votre agenda, votre temps et, osons, un bout de votre vie!


Alors vous? Qu’attendez-vous pour repenser votre temps, poser vos limites et réaligner les envies de votre hiérarchie avec votre besoin d’équilibre?


J'émets l'hypothèse que c'est à cette intersection, dans ce relatif inconfort, que se niche votre performance ;-)!


Belle semaine!




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