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Objectifs 2022 - Développez l'art et la compétence clé de vous réinventer!

Vous avez envie de changement en ce début d’année. Vos résolutions sont claires et vous savez ce que vous voulez en termes d’objectifs. Vous êtes dans les starting blocks. Il s’agit de vous réinventer, de faire émerger le "nouveau vous" durant cette année et moins de relever un énième défi.


Enfin, je prends un raccourci sur ce dernier point: je vous renvoie au dernier post qui soulignait l’importance de bien choisir ses objectifs et de distinguer accomplissements et développement de soi... Au besoin, je vous invite à revisiter le post et les 7 idées qui vont booster vos objectifs 2022, en cliquant ci-dessous:


Se réinventer, une compétence clé


Mais reprenons. Apprendre à se réinventer n’est pas juste une bonne idée pour janvier, c’est une future compétence clé à développer. Fin 2020, le WEF prédisait que 50% d’entre nous devrons nous reconvertir d’ici 2025, dans la foulée de la révolution technologique en cours mais aussi de la pandémie. Plus important, la compétence de gestion de soi (gestion du stress, tolérance, flexibilité, etc.) émerge parmi les facteurs clés de succès.


Se réinventer - Art et compétence clé du XXIe siècle. Crédit: Adobe Stock

Comme le souligne le Professeur Yuval Noah Harari: "Pour rester en phase avec le monde de 2050, il ne suffira pas d'inventer de nouvelles idées et de nouveaux produits, mais surtout de se réinventer sans cesse". Ainsi, la capacité à gérer le changement, à apprendre de nouvelles choses et à préserver sa santé mentale deviennent critiques selon lui.


L’envie est là et pourtant…


Si vous êtes comme moi, vous ne manquez pas d’idées et d’envies pour vous réinventer. Vous avez peut-être même la capacité d’échafauder le plan, de vous y voir et de vous enthousiasmer comme jamais, le "nouveau vous" ne demandant qu’à éclore.


"Pour rester en phase avec le monde de 2050, il ne suffira pas d'inventer de nouvelles idées et de nouveaux produits, mais surtout de se réinventer sans cesse"- Yuval Noah Harari

Et pourtant, quelque part en chemin – quand ce n’est pas dès le début – vous bloquez. Vous ne faites pas le pas, mais plutôt "comme d’habitude". Vous ne parvenez pas à finir cette formation, à rentrer dans cette nouvelle posture ou à faire différemment. Vous procrastinez, pour votre plus grand désarroi. Nous ne sommes pas aidés, les études montrant que nous avons tendance à sous-estimer ce que nous pouvons changer en nous. Et s’il y avait moyen d’embrasser plus facilement ce "nouveau vous", ces nouvelles facettes et qualités?


La peur de la perte et du deuil


J’ai longtemps pensé qu’il y avait une inévitable part de deuil dans ces transitions et dans nos évolutions. Vous savez, cette partie de vous qu’il faut laisser derrière? Kübler-Ross et sa célèbre courbe? Je me souviens de transitions aussi joyeuses que douloureuses. D'humeur très changeante, entre ce nouveau job qui m’enthousiasmais et ce poste "je t’aime, moi non plus" que je quittais avec une étrange tristesse. Comme si je laissais derrière une certaine vision de moi-même…


Comme si pour se réinventer il s’agissait nécessairement de renoncez et d’en payez le prix. Pas franchement motivant, n’est-ce pas? Dans le deuil, il y a la perte. Et lorsque vous cédez au sentiment de perte, vous pouvez être sûr·e que cela aura des conséquences… Inconfort, tristesse, voire colère! Qui a encore envie de changer avec cette perspective?


Rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme


Ceci dit, il n’y a deuil que s’il y a perception de perte, non? Que s’il y a perception de soustraction, de réduction. Or, on connaît tous quelqu’un qui a perdu son job et qui dans la foulée vous a dit "c’était un mal pour un bien"? Et si la perte n’était qu’une croyance, une illusion bien limitante?


En yoga on cherche l’unité. C’est le sens même du terme, d’ailleurs. Le principe, c’est que vous êtes tout. Dans cette perspective, se réinventer c’est mettre à jour une facette de vous qui est déjà là et ne demande qu’à éclore. Facette qui vient s’ajouter à celles déjà révélées!


Se réinventer c’est mettre à jour une facette de vous qui est déjà là et ne demande qu’à éclore, pour venir s’ajouter à celles déjà révélées!

Autrement dit, il ne s’agit pas de se débarrasser de votre passé de trader ambitieux ou de votre petit côté caractériel mais d’enrichir votre présent. Un client en coaching, dont l’encadrement voulait gommer un style un peu direct me disait d’ailleurs récemment sa surprise de prendre conscience qu’il devait se réapproprier sa capacité à être cadrant et directif. Il en avait fait son deuil! Il misait désormais tout sur une sorte de bienveillance participative – à tord, au vu des situations qu’il devait gérer!


Réécrire l’histoire, éliminer la perte


En réalité, se réinventer c’est savoir réécrire, affiner et rendre cohérente l’histoire! Celle que vous vous racontez en premier lieu! Dans le cas présent, c’est envisager la réinvention davantage comme la métamorphose du caméléon et moins comme une mue.


Alors Il faut parfois être créatif·ve. Je suis passée de la gestion des problèmes de solvabilité d’une assurance vie en Hollande à du coaching de dirigeant déprimé post-burnout. Tout ça, presque du jour au lendemain…Déroutant. Mais pas tant que ça si on y regarde de plus près. Explications.


Pour intégrer (sans rien soustraire) ce "nouveau vous" aussi harmonieusement que possible, il s’agit de comprendre à quoi vous marchez. Un bilan de carrière est un super investissement. L’Université de Genève a aussi un excellent programme de self-leadership (à distance) pour un travail en profondeur. Plus pragmatiquement, une bonne connaissance de soi (cf. 3 questions essentielles, réussite vs épanouissement ), de vos valeurs, de ce qui vous met dans un état de flow et de plaisir pourront constituer une bonne boussole.


L’histoire, pierre angulaire de la réinvention


Je marche à la complexité et à l’impact… Autant dire que j’étais aussi bien servie en Hollande qu’avec mon manager déprimé! Grâce à cette boussole naît le sens. Et avec le temps, elle s’affine généralement: complexité et impact, au service de l’humain dans l’organisation, dans mon cas.


Cet ancrage a quelque chose de plus grand que les étapes qui jalonnent votre parcours, de plus grand que la pile de compétences que vous développez, de plus grand que les ajustements dans votre comportement et votre manière d’être.


Le questionnement change alors et devient: que devrais-je développer pour me rapprocher ce qui me motive, me porte, me nourrit et me permet d’amener ma pierre au grand Édifice, dans ce monde en mutation? Et de la réinvention qui fait peur on passe alors à l’évolution qui fait sens. Un truc beaucoup plus soft, non?


Vous avez vu comment on réécrit l’histoire ;-)?


En bref,


Se réinventer est une aspiration fréquente et d’ores et déjà une condition de votre succès professionnel futur. Se réinventer c’est dépasser ses freins et notamment celui qui veut qu’il y ait un deuil à faire pour y parvenir. Pour ce faire, à vous de vous raconter la bonne histoire! En commençant par éliminer cette idée de perte! Pour sommer et ne plus jamais soustraire.


J’ai une multitude de casquettes professionnelles (je vous épargne la liste) et je suis aussi exigeante que bienveillante. Je suis surtout et avant tout passionnée par l’humain et son développement. Avec cette clé, ces caquettes et ces postures deviennent juste des étiquettes.


Alors vous? Quelles facettes et compétences allez-vous révéler cette année? Quelles nouvelles étiquettes allez-vous vous offrir "en plus"? Et sous quelle égide?


Osez! Récrivez l’histoire! Et foncez! Et puis, si vraiment, à terme, vous pourriez bien faire le constat que de vieilles étiquettes… se décollent toutes seules et tout en douceur ;-)!


Au plaisir de vous lire,


Belle semaine!





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