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Pourquoi suivre sa voie et ses aspirations profondes est si difficile - 3 pistes pour avancer

"Je veux, mais je peux pas !"


C’est en substance ce que me raconte Laure, une brillante dirigeante, qui pourtant se cherche professionnellement. "J'ai peur d'y aller, peur d'explorer et de quitter ce que je connais et pourtant je ne rêve que de ça. Je suis coincée!"


Je vous parle de ce truc en vous qui crie fort que cela doit changer. Que vous devez suivre ce qui est juste pour vous, parce que vous sentez bien que c’est comme cela que vous serez enfin épanoui·e. Et pourtant, c’est comme si des chaînes vous retenaient.


Vous savez que vous êtes là pour faire autre chose, pour vous réaliser autrement et cela semble inatteignable. Alors vous tenez le coup. D’ailleurs, vous êtes même plutôt doué·e dans ce que vous faites maintenant (ce qui n'aide pas). Pire, votre position est tout à fait enviable. Le hic? Ce n’est pas ou ce n’est plus vraiment vous.


Pourquoi est-ce si difficile de devenir pleinement soi-même et de suivre sa propre voie? Voici une clé de compréhension et trois pistes concrètes pour avancer.


Suivre sa voie - la cause présumée du blocage


En apparence, les pas que souhaitent plusieurs de mes client·es ne sont pourtant pas des révolutions: explorer d’autres horizons professionnels, recadrer un bras droit auquel on tient, réduire son temps de travail, etc. Or, l’obstacle semble insurmontable.


Femme d'affaire le soir regardant pensive par la fenêtre d'un building.
Qu'est-ce qui vous empêche d'avancer sur "votre chemin"? - credit: wix

La recherche de la bonne option professionnelle les fait tourner en rond. Les trucs et astuces pour postuler, doper sa confiance en soi ou pour dire non à son chef ne convainquent pas. Ça bloque. Point.


D’ailleurs, le blocage a parfois des conséquences: burnout, déprime, anxiété et autres addictions ne sont jamais loin...


L'obstacle n’est, en fait, pas le problème.


Suivre sa voie - la vraie cause du blocage


L’enjeu est ailleurs. En creusant, on tombe le plus souvent sur la crainte d’entamer des liens, de "faire son coming out", de perdre une certaine image auprès de ceux qui comptent.


Le Dr Gabor Maté résume très bien les racines de notre difficulté à être nous-même. Enfants (si si, c’est souvent là que cela remonte), nous avons deux besoins clés :

  • Tout d’abord, être dans le lien et dans l’appartenance, parce que c’est une condition de survie à cet âge.

  • Ensuite, être nous-même dans toute notre authenticité, parce que nous avons besoin d'exprimer notre nature profonde.

Or, le grand drame c’est que, bien souvent, nous faisons des compromis avec nous-même au nom du besoin d’apppartenance! L’enfant est capable, très tôt, de stratégies d’une grande intelligence: je me conforme pour préserver le lien. Et je le fais si souvent que cela devient ma seconde nature! Et comme c’est ma seconde nature, le mécanisme perdure jusqu’à l’âge adulte, "comme si ma vie en dépendait". Et là je répète juste "ce qui m’est familier" parce que je ne connais rien d'autre.


Je m’arrête un instant: de quoi prenez-vous conscience?

Le double challenge est que nous restons "cablés pour l'amour et l'appartenance", comme dirait la Professeure en psychologie sociale Brené Brown. Il est d'ailleurs parfois difficile de savoir si la nature du lien auquel nous tenons est le fruit d’un choix indépendant ou le résultat d’un joli compromis avec nous-même, dû à un besoin primaire d’enfant.


Trois pistes pour avancer sur sa voie


Pour nombre d’entre nous, suivre sa voie et ses envies est alors un chemin de croix. Lorsque le mécanisme est inconscient, il vous laisse ce sentiment d’impuissance et d’incompréhension si désagréable. Or, lorsque le mécanisme devient conscient, vous pouvez commencer à y travailler:

  1. Demandez-vous tout d'abord à quelle phrase clé qui tourne dans votre tête se heurte votre envie d’avancer sur votre chemin? "Je vais décevoir…"? "Je vais perdre le lien avec…"? "Je ne serai pas compris dans mon choix de…"?

  2. Ensuite, prenez le temps d'évaluer le réel risque à perdre l’une ou l’autre relation. Serez-vous réellement seul·e au monde? Votre indépendance est-elle en danger? Il est vrai que des relations très liées à l’ancien "rôle" que vous jouiez pourraient ne pas résister à votre élan. Sachez faire certains deuils. C’est le prix de la richesse de vos relations à venir, celles où vous pourrez être pleinement vous-même, sans rôle, sans jeu, ni fard. En réalité, bien souvent, le vrai danger n’est plus là. Vous êtes entouré·e, aimé·e, adulte et indépendant·e. Et si quelqu’un ne peut pas se réjouir de vous voir avancer sur votre chemin, est-ce vraiment un lien à conserver?

  3. Enfin, la vraie question devient comment préserver les relations qui comptent "et" aller vers vous-même? Dans quel contexte parvenez-vous déjà à être vous-même et qu’est-ce que cela vous apporte? Un client constatait avec surprise qu’il parvenait à l’être avec certaines personnes et que la qualité de ses échanges était bien meilleure. Pouvez-vous vous souvenir de cela et construire/expérimenter à partir de là? Distinguez vos choix de vos liens. Ne les assimilez pas.

Parfois, les mécanismes sont difficiles à mettre à jour. Parfois ils cachent aussi, consciemment ou inconsciemment, de vraies blessures qui ont laissé une empreinte telle que tout effort rationnel et conscient n’y fera rien. C’est là que l’accompagnement d'une·e professionel·le qui saura lire entre vos lignes et vous aider à trouver les racines du blocage et apaiser ce qui doit l'être sera précieux. Cela se dépasse. Facilement.


En bref,


Vouloir suivre sa voie, son chemin est une aspiration qui tend à grandir au fur et à mesure de notre vie d’adulte. D’ailleurs, c’est la porte ouverte à la dépression et à la crise parfois lorsqu’on ne le fait pas.


Une des causes majeures de la difficulté à être soi-même et suivre sa voie est la crainte de compromettre des liens et mettre en péril votre besoin d’appartenance. Or, si le besoin est bien réel, l’enjeu derrière des liens en péril est bien moindre qu’il ne l'était lorsque vous étiez enfant ou adolescent·e, une époque où appartenir était quasiment une question de survie. Mieux, c'est bien dans la vulnérabilité de devenir davantage soi-même que les liens se créent et se renforcent! Prenez de la hauteur, donnez-vous de la perspective et soignez les liens qui comptent pour vous! Vous rapprocher de qui vous êtes vraiment ne devrait pas conditionner vos relations les plus fortes.


Osez avancer sur votre chemin et allez-y, coûte que coûte! Il en va de votre satisfaction, de votre bien-être, voire de votre santé mentale!


A quand le sentiment d'alignement entre valeurs, talents et activités?

A quand la fluidité et la facilité parce que vous faites est une évidence?

A quand l'énergie sans borne parce que que votre activité vous en donne?


Alors vous? Quand allez-vous enfin suivre votre voie et vos aspirations les plus profondes?


Belle semaine!








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