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La stratégie contre-intuitive pour préserver votre énergie en cette rentrée

C’est la rentrée. C’est reparti. Les batteries chargées. Mais jusqu’à quand?


Quelque chose vous dit déjà qu’avec votre stress quotidien elles ne vont pas faire long feu. Alors, est-ce que, comme ma cliente l’autre jour, vous trouvez un prétexte pour annuler les meetings qui ne vous font pas envie? Vous fuyez le bureau sous prétexte de profiter encore un peu de l’été? Ou vous reculez l’heure de démarrage de votre journée?


Tout au fond, vous savez que c’est déjà reparti. Votre tête calcule, mouline, se demande comment elle va survivre à un nouveau semestre, à l’avalanche de choses à faire, aux tensions que vous connaissez déjà. C’est définitivement reparti. Pas moyen d’y échapper. Prochain vrai répit? Noël. L’angoisse.


Et s’il y avait moyen de préserver votre énergie dans cette effervescence? Sans changer de contexte? Sans même que les RH lancent un nouveau programme de santé en entreprise?


Les vraies origines du stress


Qu’est-ce qui vide vos batteries? Le stress et les longues heures de travail me direz-vous! C’est bien connu, le stress, c’est mauvais pour vous, n’est-ce pas? Attendez…Vraiment? Vous avez remarqué qu'en de mêmes circonstances, certains le vivent mieux que d’autres, ce stress? De nombreuses études ont été menées pour savoir qui de la génétique, qui du métabolisme ou qui de l’environnement jouaient un rôle déterminant. Et là, surprise! Ce qui fait que vous subissez moins le stress que d’autres, c’est ce que vous vous dites au sujet du stress! Plus pragmatiquement, c’est que vous ne considérez pas le stress comme nécessairement mauvais pour vous.


Préserver votre énergie est portée de main! Credit: Unsplash

Cela questionne, non? Toutes les politiques de gestion de la santé en entreprise sont basées sur les méfaits du stress, n’est-ce pas? C’est ce que la chercheuse et psychologue de Stanford, Kelly McGonigal évoquait dans un TED talk à succès il y a déjà près de 10 ans. Ce sont donc en définitive vos croyances (et non la gestion de la santé par votre entreprise) qui déterminent votre bien-être au travail et, si l'on va plus loin, une partie de votre espérance de vie, rien que ça! Car votre corps "vous croit". En effet, à toute pensée son émotion et sa réaction physique. Vous ajoutez à cela le bon vieux biais de confirmation et vous voilà très vite dans le noir… Ou dans le rose!


Prise au piège des clichés sur le stress


Je suis en pleine ébullition. Ces derniers temps, j’enchaîne régulièrement 3-4 heures de travail sur un projet qui me tient à cœur en plus de mes journées qu’on qualifiera facilement de "sportives". Récemment, j’ai commencé à me dire "A ce rythme, je vais tomber – comme tous les clients que je vois arriver en burnout!". Or, j’ai une énergie de dingue. Déni? Folie pure?


“Il vaut mieux chercher un sens à sa vie que d'essayer d'éviter le stress.” K. McGonigal, Université de Stanford

Il aura fallu le regard affuté de mon coach pour voir la croyance limitante. Comme si tout cela ne pouvait être que stress et fatigue! En réalité, ce projet me porte, il me dynamise. Il a du sens et le stress qu’il comporte me pousse en avant. J’ai senti ma tension intérieure se liquéfier instantanément. Et toute une réflexion se rouvrir par rapport à mon métier au passage...


Comment optimiser votre consommation d'énergie


Ce ne sont pas le babyfoot, ni la corbeille de fruits qui atténueront le mieux votre stress. Même s'il y a d'autres stratégies, c’est ce que vous en pensez qui va tout changer. Et dans ce changement de perspective, il y a une énergie énorme à épargner. Concrètement, voici comment faire:


1. Observez vos pensées (cf. Les 5 secrets – inscrivez-vous ici) en vous positionnant dans l’instant présent, ici, maintenant, le plus souvent possible. Rester dans l’instant présent, c’est rester connecté à votre respiration (autre post pour approfondir), à vos sensations corporelles. Cela facilite l’observation du mental et des émotions. Vous noterez d'ailleurs que, dans le présent, il n’y a ni passé ni futur pour siphonner votre énergie en regrets et ruminations.


2. Choisissez vos pensées de manière à ce qu’elles vous profitent. Si vos pensées déterminent vos émotions, vos réactions physiques et votre comportement, choisissez-les avec soin. Car on l’a vu, l’histoire que vous vous racontez est centrale. Si je déclare que tel environnement est néfaste pour moi, il va le devenir. Et vice versa! (autre post pour approfondir l’importance du choix)


3. Sachez remettre vos pensées en question. Utilisez vos contrariétés, vos agacements: chaque fois que l’on appuie sur vos boutons, c’est une chance de mettre à jour vos pensées souvent inconscientes et vous rappeler vos valeurs. "Ce devrait être comme ça" vous dites-vous. Ah bon? Vraiment? Là encore, bonus, plus vous acceptez ce qui est, moins vous perdez votre influx en bataillant avec la réalité, les "si", les conjectures et autres hypothèses. D'ailleurs, une étude récente montre que plus de 90% de ce que se racontent les anxieux n’arrive jamais.


Les bénéfices du changement de perspective


Ces dernières semaines, j’ai arrêté de batailler avec la réalité. Mon nouveau mot d’ordre est "it is what it is" à la Eckhart Tolle. Ce qui se passe, se passe. J’ai changé deux choses. D'un, j’ai arrêté de me dire qu’enchaîner les heures était forcément néfaste. Et de deux, j’ai arrêté de mouliner options et scénarii possibles pour le futur lorsque ce n’est pas pertinent. Quel calme! Quelle sérénité! J'ai surtout réalisé - car tout ça n'est pas une pure découverte - qu'on a vite glissé dans ses vieux travers...


Alors vous? Combien d’énergie vous perdez à penser que le stress ne vous fait pas du bien? Que l’environnement dans lequel vous évoluez est toxique? A ruminer ce qui s’est passé en séance ou vous inquiéter de tout ce qui pourrait advenir demain? D’ailleurs, si vous sentez déjà vos les batteries se vider, cet autre post peut vous intéresser…


Lever les dernières craintes


Vous allez me dire – je l’ai pensé aussi – cela revient un peu à nier votre capacité d’analyse et de planification et à subir une triste réalité? Et c’est là que la magie opère…


La réalité, c’est que j’avance à une vitesse jamais connue. Il y a dans cette présence à l’instant et ce calme intérieur un accès encore plus direct à vos ressources, celles qui vous font avancer et qui du coup ne sont plus perturbées par le bla-bla de votre mental. J’analyse et je planifie plus vite que jamais sans l’effervescence émotionnelle et cérébrale qui pouvait m’accompagner.


Et là, bonus, dans cette présence à ce qui se passe en vous, un besoin de prendre soin de soi se manifeste et vous rappelle de faire des pauses, de vous alimenter, de dormir suffisamment. Dans cette connexion permanente au corps, tous les signaux sont entendus. Vous voyez le cercle vertueux qui se dessine?


En bref,


L’impact que le stress a sur vous dépend, de manière contre-intuitive, de ce que vous croyez à son propos. Que le stress soit néfaste pour vous ou un vrai moteur, dans les deux cas vous aurez raison. Votre croyance détermine votre vécu d’une situation. Le meilleur moyen de préserver votre énergie est donc de vous équiper des croyances les plus adéquates, c’est-à-dire qui ne vous mettent pas en tension. C’est aussi de remettre en question celles qui créent de la friction avec la réalité. Pour ce faire, devenez le Grand Observateur et le maître de vos pensées, ce que toute pratique méditative ou presque vous aidera à faire.


Et si finalement ce job hyper stressant était un vrai stage de développement personnel?


Et si vos collègues étaient les révélateurs des obstacles que vous vous mettez?


Et si apprendre à naviguer sereinement en eaux troubles était le plus grand cadeau que vous puissiez vous faire?


Je mets une pièce sur le fait que cette compétence est probablement celle qui vous offrira les plus belles opportunités demain. Mais stop! Restons dans l’ici et le maintenant ;-)!


Que votre reprise soit belle – C’est entre vos mains!




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